Projet de l’IIJ sur les mécanismes d’orientation : programmes d’intervention plurilatéraux fondés sur l’État de droit en matière de prévention de l’extrémisme violent – Premier atelier de développement curriculaire destiné aux praticiens

Starting Date2020-02-26 Ending Date2020-02-27 Copenhague, Danemark

L’IIJ, en coopération avec le Centre danois pour la prévention de l’extrémisme, a organisé un atelier d’experts à Copenhague, au Danemark, les 26 et 27 février. 40 praticiens de 16 pays ont été conviés, tous ayant une expérience dans la conception et la mise en place de programmes plurilatéraux dans le domaine de la prévention et de la lutte contre l’extrémisme violent, avec un accent particulier sur les mécanismes d’orientation.

La collaboration multisectorielle et à niveaux multiples au sein de chaque pays est de plus en plus reconnue par les décideurs politiques et les praticiens comme un outil important pour identifier, intervenir, réorienter et soutenir les personnes considérées comme « vulnérables », « à risque », sur la voie de la radicalisation menant à l’extrémisme violent et/ou qui ont exprimé leur souhait de s’engager dans des activités terroristes, mais n’ont pas commis de crimes.

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L’une de ces formes de collaboration porte le nom de « mécanismes d’orientation ». Ces derniers impliquent un ou plusieurs intervenants locaux, tels des assistants sociaux, des agents de santé, des guides religieux, des membres de famille et des organisations de la société civile (OSC). Ils permettent de mobiliser des personnes qui peuvent être mieux placées pour mener une intervention efficace et préventive puisque possédant une compétence, une expertise, une crédibilité ou une légitimité particulière que les forces de l’ordre locales ne disposent pas. Ces parties prenantes peuvent contribuer à combler le fossé lorsqu’un cas préoccupant a été identifié, mais qu’une action répressive n’est pas appropriée.

Conscient de l’efficacité de ces mécanismes, l’IIJ, avec le soutien de l’Union européenne, travaille à l’élaboration et à la conduite d’un programme de formation unique en son genre pour accompagner le développement et la mise en place, dans le monde entier, de plateformes d’intervention plurilatérales en matière de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent. Dans ce contexte, notre atelier de Copenhague – le premier organisé sous cette initiative – avait pour but de déterminer les éléments clés de la formation et autres composantes de renforcement des compétences nécessaires à la conception de tels programmes.

Au cours de cet atelier de deux jours, les participants ont partagé leurs expériences, identifié les défis et proposé des solutions aux problèmes inhérents aux programmes d’intervention plurilatéraux pour la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent, tels que : surmonter les obstacles liés au partage de l’information ; évaluer les risques, les besoins et les capacités ; établir la confiance et réduire la stigmatisation ; garantir la durabilité de la stratégie d’intervention ; et assurer le suivi et l’évaluation.

Lors du second jour de l’atelier, les praticiens ont été divisés en groupes et ont été invités à identifier les éléments à inclure dans le programme de formation et les moyens les plus efficaces de transférer les connaissances requises, tout en tenant compte de la nécessité de garantir la pertinence du programme dans des contextes géographiques et culturels variés.

Les contributions reçues lors de l’atelier de Copenhague serviront de base à la conception d’une première version du programme de formation. Celle-ci sera présentée et discutée lors d’une deuxième réunion d’experts prévue à Bruxelles les 24 et 25 juin et dont le but sera d’identifier ses forces et faiblesses et les moyens d’améliorer son contenu et sa structure.

Pour plus d’informations sur cet atelier ou sur le projet de mécanismes d’orientation de l’IIJ, veuillez contacter Adrián Carbajo, responsable de programmes de l’IIJ.