Histoire d’impact

Transmettre le savoir : Renforcer la coordination entre les parties prenantes

M. Lafama Prosper Thiombiano est procureur à l’office du procureur de Koudougou, situé dans la province de Boulkiemdé au Burkina Faso, à environ 75 km à l’ouest de la capitale, Ouagadougou. Il est le principal point de contact pour tous les dossiers liés au terrorisme dans sa juridiction auprès de l’Unité judiciaire spécialisée dans la lutte contre le terrorisme, basée à Ouagadougou, où il a précédemment exercé. Il a suivi le premier cours eCTAC francophone (novembre – décembre 2020) et a immédiatement mis en pratique les enseignements acquis, tant dans son activité quotidienne que dans le cadre de la coordination police-justice.

Suite à l’eCTAC, il a envoyé une note d’orientation pénale à la police judiciaire de sa juridiction afin d’établir un cadre de consultation. Constituant un enseignement clé du cours eCTAC, ce cadre de consultation représente une étape importante pour améliorer la coordination entre les enquêteurs et le bureau du procureur. Il a également appliqué les connaissances acquises sur la collecte de preuves et l’importance des garanties procédurales conformes aux droits humains dans plusieurs enquêtes réussies relevant de sa compétence.

Inspiré par ce qu’il avait appris et déterminé à transmettre ce savoir, M. Thiombiano a ensuite sollicité et obtenu le soutien du ministère de la Justice du Burkina Faso pour organiser une importante réunion de coordination en septembre 2021. Cette réunion, première du genre, a réuni les principaux acteurs de la lutte contre le terrorisme, notamment des experts, des officiers de police judiciaire, des spécialistes en criminalistique, des associations de victimes et des défenseurs des droits humains, dans le but de renforcer la protection des droits humains. La réunion a intégré les réformes récentes du code pénal et du code de procédure pénale du Burkina Faso, ainsi que les bonnes pratiques reconnues au niveau international qu’il avait apprises lors de l’eCTAC, y compris, entre autres, le Mémorandum de Rabat du GCTF (Rabat Memorandum on Good Practices for Effective Counterterrorism Practice in the Criminal Justice Sector)sur les bonnes pratiques pour une lutte antiterroriste efficace dans le secteur de la justice pénale et le Mémorandum de La Haye (The Hague Memorandum on Good Practices for the Judiciary in Adjudicating Terrorism Offense) sur les bonnes pratiques pour le judiciaire dans le jugement des infractions liées au terrorisme. M. Thiombiano a conçu cette réunion non seulement comme une occasion pour les parties prenantes de discuter et de partager leurs défis, mais également comme une plateforme pour développer un plan annuel basé sur des objectifs communs et des évaluations afin de renforcer la réponse judiciaire du Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme.

Selon les mots de cet ancien participant, l’approche pédagogique innovante et le programme de l’eCTAC ont non seulement permis de renforcer ses compétences, mais ont également conduit et inspiré une série d’initiatives visant à partager son savoir et à développer davantage les capacités et la coopération au niveau institutionnel. Quel excellent exemple de la manière dont le renforcement des capacités et les investissements dans nos praticiens de la justice pénale peuvent accroître l’efficacité de la réponse judiciaire globale ! Merci d’avoir partagé votre expérience avec nous, M. Thiombiano. Nous avons hâte de vous revoir bientôt.

Send a Message to

Ce champ est masqué lorsque l‘on voit le formulaire.
Name